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Minembwe : une alerte avant que l’irréparable ne se produise dans la partie est de mon pays.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·21 septembre 2026·5 min de lecture

Cris d'alarme de Madame Sandra Nkulu Kyungu /Coordonnatrice du PPRD/DIASPORA

Les affrontements se rapprochent de Minembwe et se multiplient sur plusieurs axes des Hauts Plateaux, s’étendent jusqu’à Kalehe, Masisi et même Rutshuru.

Ces derniers jours encore, des combats ont été signalés dans la zone de Mulima-Mukoko, tandis que l’ONU documente depuis plusieurs mois l’intensification des opérations militaires autour de Minembwe.

Aujourd’hui, Minembwe se retrouve pratiquement encerclé par des fronts actifs et des positions militaires hostiles. Et lorsqu’on entend parler de « reprendre Minembwe », voici les questions qui doivent être posées clairement :

  • Reprendre Minembwe pour faire quoi ?
  • À quel prix humain ?
  • Pourquoi le gouvernement organise-t-il des massacres contre cette population meurtrie de l’Est de la RDC ?
  • Combien de morts faudra-t-il encore avant que le pays réagisse ?

​Si cette offensive devait conduire à des massacres de civils, personne ne pourra prétendre demain qu’il ne savait pas. Les populations de Minembwe, comme toutes les populations congolaises, ont droit à la vie, à la sécurité et à la protection de l’État.

Est-ce cela, la cohésion nationale ? Peut-on parler d’unité nationale pendant qu’une partie de la population vit dans la peur d’une attaque généralisée ?

J’interpelle le gouvernement congolais, j’alerte la Monusco, l’ONU, l’Union africaine et tous les mécanismes internationaux de protection des civils :

Minembwe doit être protégé. La partie est de la RDC a droit à la paix et à la dignité humaine.

Lorsqu’il existe un risque de violences de masse contre une communauté et/ou des populations civiles, le devoir n’est pas d’attendre les fosses communes pour réagir. Du reste

“L’injustice, où qu’elle soit, est une menace pour la justice partout.”
“Minembwe, Masisi, Rutshuru… ne doivent pas devenir des théâtres de nouveaux massacres qui passent sous silence.”
— Madame Sandra Nkulu Kyungu
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