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Le salaire du péché et le crime d'État parfait

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·27 septembre 2026·5 min de lecture

La mort tragique dans un crash aérien à Kenge du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende et du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, respectivement premier président de la Haute Cour militaire et auditeur général des FARDC, soulève des soupçons d’une élimination politique maquillée en accident.

Ces deux hauts magistrats occupaient une position centrale dans les dossiers les plus sensibles de l’ère Félix Tshisekedi, notamment en ayant instruit et prononcé la condamnation à la peine capitale contre l’ancien président Joseph Kabila.

Ils étaient au cœur de la machine de répression et de la campagne de chasse aux sorcières menée dans l'armée contre les officiers militaires swahiliphones et les Congolais rwandophones originaires du Kivu et du Katanga, qui sont aujourd'hui incarcérés à la prison militaire de Ndolo ainsi qu'à Makala.

Les deux généraux décédés détenaient des secrets compromettants ainsi qu'une connaissance approfondie des rouages sécuritaires, ce qui les rendait particulièrement encombrants pour les dirigeants congolais en cas de rupture ou de révélations.

Les circonstances troubles entourant leur vol à bord du Let L-410 immatriculé 9S-GUC marqué par un changement inexpliqué par rapport à l’ordre de mission initial qui prévoyait un déplacement par la route pèsent lourdement contre le régime.

De plus, très récemment, le ministre congolais de la Défense avait présenté deux aéronefs destinés à l'état-major de l'armée, mais curieusement, ces deux hauts gradés ont été envoyés en mission à bord d'un avion qui n'avait pas connu d'entretien depuis plusieurs années.

La diffusion rapide d’images et de vidéos du drame renforce la nécessité d’établir la vérité sur l’origine et la chaîne de décision de ce vol, le régime de Kinshasa étant face à une impérieuse obligation de transparence dans une affaire qui ressemble à un crime parfait, à une élimination programmée.

Cette fin dramatique pour ces deux officiers supérieurs de la justice militaire congolaise met en lumière un paradoxe fatal : ces instruments utilisés pour la répression des autres sur la base de critères linguistiques et de faciès ont finalement été broyés par cette même machine étatique.

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Commentaires(1)

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  1. Innocent BOLA·

    Pour ma part, Ceci doit servir simplement d'un Réveil ! Un signal fort, pour indiquer à nos Dirigeants sur le niveau de Rigueur à renforcer dans le plan Global ! Qu'une Guerre ?! il faut la faire réellement 😎!! Que la complaisance Diplomatique va nous coûter très très chère à la longue 🙏.

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