
Des défections en cascade dans les rangs des FARDC
Par ailleurs, plusieurs militaires FARDC se disent fatigués de tuer leurs frères congolais à l'Est pour les intérêts des politiciens de Kinshasa. Ils combattent sans eau ni nourriture, contrairement aux mercenaires blancs, et cela va davantage pousser nombre d'entre eux à déposer les armes ou à rejoindre l'armée du FRN.
Depuis la création à Goma, le 12 octobre 2026, du nouveau mouvement politico-militaire dénommé Front pour la refondation de la nation (FRN), sous la houlette de l'ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, on signale plusieurs défections d'officiers supérieurs et subalternes dans les rangs de l'armée de Kinshasa (FARDC), qui rejoignent les troupes du FRN.
Après son dernier discours à la nation prononcé depuis Goma le 9 octobre 2026, plusieurs officiers FARDC, ayant requis l'anonymat, ont déclaré retrouver en Joseph Kabila Kabange le charisme et la posture d'un vrai commandant suprême de l'armée, contrairement à Félix Tshisekedi, qu'ils qualifient de bavard superficiel.
Dans la vague d'officiers qui ont fait défection et rejoint le FRN, nous pouvons citer :
- Le général de brigade François Kamanzi, commandant des opérations de la 12ᵉ Région militaire au Kongo-Central ;
- Le lieutenant Lula Arnold, officier de la Garde républicaine (GR) ;
- Le colonel Umba Ndolo Ghislain, commandant en second des opérations et renseignements de la 61ᵉ brigade de Nyunzu ;
- Le major DEM Twite Kumwimba Jean, de la Garde républicaine, qui manque à l'appel. Ancien commandant en second du 152ᵉ bataillon commando, instructeur et chef du pool tactique à Kibomango, il est issu de la 33ᵉ promotion de l'école de commandement et d'état-major au Centre supérieur militaire, de la 4ᵉ promotion du cours de base d'état-major à Kitona et de la 5ᵉ promotion de l'école d'infanterie à Kitona.
“D'autres officiers supérieurs sont également concernés, mais leurs noms n'ont pas encore été rendus publics.”
Il est aussi évident qu'un sérieux malaise et un vent de panique s'observent dans la troupe, mais aussi à l'état-major général des FARDC, depuis la création du FRN, dirigé par l'ancien président Joseph Kabila. Celui-là même qui a participé à la chute de Mobutu aux côtés de son père il y a 30 ans, et qui a dirigé la RDC et son armée pendant 18 ans. Il connaît cette armée mieux que quiconque, de même que les réalités et les stratégies d'un mouvement révolutionnaire armé.
Dans les heures, les jours et les semaines à venir, d'autres défections sont attendues, vu le manque de moral, la panique et la psychose qui règnent actuellement au sein des FARDC. Les défaites successives sur le champ de bataille au Sud-Kivu en témoignent.
“Dès le début du conflit, Kinshasa a préféré investir des milliards de dollars dans le recrutement de mercenaires blancs, grassement payés et bien équipés, plutôt que dans la professionnalisation de son armée.”
“Par ailleurs, plusieurs militaires FARDC se disent fatigués de tuer leurs frères congolais à l'Est pour les intérêts des politiciens de Kinshasa. Ils combattent sans eau ni nourriture, contrairement aux mercenaires blancs, et cela va davantage pousser nombre d'entre eux à déposer les armes ou à rejoindre l'armée du FRN.”
Le 20 octobre dernier, plus de 54 soldats FARDC du 3415ᵉ régiment ont été arrêtés au village de Ngora, situé dans le groupement Utunda (territoire de Walikale), alors qu'ils dégarnissaient les lignes de front dans la zone de Humura, où ils combattaient contre le FRN.
Conscient de cela, Félix Tshisekedi a massé au Katanga plusieurs milliers de mercenaires blancs, car la chute du Katanga priverait son gouvernement de la manne financière issue de l'exploitation minière. Kinshasa aurait alors du mal à financer la guerre, mais aussi le fonctionnement normal des institutions, et même à payer ses fonctionnaires.
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