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Collation université de Goma

Enseignement supérieur et universitaire : Une nouvelle réalité institutionnelle

l'AFC/M23 ne se contente pas de nommer des autorités académiques. Elle structure déjà la vie publique en nommant des gouverneurs, des maires et d'autres responsables administratifs. Ce processus marque la construction d'une alternative populaire pour la consolidation de la démocratie et l'avènement d'un État de droit, des objectifs que le pouvoir actuel à Kinshasa semble avoir abandonné au profit d'une gestion centraliste et inefficace.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·10 août 2026·5 min de lecture
Ministre congolais de l'Esu

Le récent communiqué du ministère de l'Enseignement supérieur, universitaire et de la Recherche scientifique de Kinshasa, daté du 10 août 2026, illustre une fois de plus le décalage abyssal entre le régime Tshisekedi et la réalité du terrain dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Alors que les populations locales vivent quotidiennement sous une administration de fait, Kinshasa persiste dans une rhétorique déconnectée, qualifiant de « nulles et non avenues » les récentes nominations effectuées par l'AFC/M23 au sein des comités de gestion des institutions supérieures et universitaires de Goma et Bukavu.

Cette réaction de la ministre, loin d'être une mesure de gestion responsable, s'apparente à une simple manœuvre de distraction. Ignorer délibérément la réalité de l'administration effective de ces zones par l'AFC/M23 ne fera pas disparaître le besoin crucial d'encadrement institutionnel pour ces universités.

Le coordonnateur de l'AFC/M23 et le professeur STANISLAS BALEKE

Une transition administrative incontournable

La réalité est têtue : l'AFC/M23 ne se contente pas de nommer des autorités académiques. Elle structure déjà la vie publique en nommant des gouverneurs, des maires et d'autres responsables administratifs. Ce processus marque la construction d'une alternative populaire pour la consolidation de la démocratie et l'avènement d'un État de droit, des objectifs que le pouvoir actuel à Kinshasa semble avoir abandonné au profit d'une gestion centraliste et inefficace.

La décision de Kinshasa, qui menace de sanctions ceux qui collaboreraient avec ces nouvelles autorités, n'a tout simplement aucun sens sur le plan pratique. Elle ignore sciemment que la continuité du service public académique dans ces régions dépend désormais de la capacité des nouvelles autorités à assurer les salaires, les infrastructures et la sécurité, une mission que l'AFC/M23 s'efforce d'accomplir là où l'État central est absent.

Il est impératif pour la communauté nationale et internationale de reconnaître que la survie des institutions académiques dans l'Est du pays passe par une acceptation de la réalité politique actuelle. La ministre de l'ESU, en se réfugiant derrière des communiqués officiels sans effet sur le terrain, ne fait que retarder la nécessaire refondation des structures de l'État. L'AFC/M23, en tant qu'alternative porteuse d'espoir, continue de tracer la voie vers une gouvernance locale responsable et ancrée dans les besoins réels des citoyens.

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