
Au moins 24 morts dans un incendie à Bukavu, deux écoles touchées
Bukavu, 10 septembre 2026. Au moins 24 personnes ont péri dans un violent incendie survenu ce jeudi matin à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Le sinistre s’est déclaré dans le quartier Tshimpunda, dans la commune de Kadutu, avant de se propager à plusieurs habitations et d’atteindre deux établissements scolaires. L’AFC-M23 fait état de 24 décès, dont 19 filles et cinq garçons, ainsi que de 29 blessés.

Selon un communiqué de l’AFC-M23, le feu s’est déclaré dans un secteur densément peuplé de Tshimpunda avant de se propager rapidement à plusieurs maisons. Les flammes ont ensuite atteint deux établissements scolaires : l’École primaire Mosala, dans la commune de Kadutu, et l’École primaire Nongo, dans la commune voisine de Bagira.
Des équipes de secours ont été mobilisées pour lutter contre les flammes. L’AFC-M23 affirme que leur intervention a permis de maîtriser l’incendie et d’empêcher sa propagation à d’autres bâtiments. Les circonstances exactes du départ de feu et les raisons de sa propagation rapide restent toutefois à déterminer.
Un bilan humain particulièrement lourd
Le bilan communiqué par l’AFC-M23 fait état de 24 morts, dont 19 filles et cinq garçons. Vingt-neuf personnes ont également été blessées.
Parmi les blessés, 21 nécessitent des soins intensifs. Dix-sept sont pris en charge à l’Hôpital général de Kadutu et quatre autres à l’Hôpital général provincial de Bukavu. Les lieux de prise en charge des autres blessés ne sont pas précisés dans le communiqué.
L’AFC-M23, qui contrôle Bukavu et y a installé une administration parallèle, constitue la principale source officielle disponible sur le bilan de cette catastrophe.
Deux écoles touchées
L’incendie a également atteint deux établissements scolaires, selon l’AFC-M23 : l’École primaire Mosala, à Kadutu, et l’École primaire Nongo, à Bagira.
Le communiqué ne précise pas l’ampleur des dégâts causés aux bâtiments scolaires. Il ne permet pas non plus d’établir si des élèves se trouvaient dans les établissements au moment du sinistre ou si les victimes recensées se trouvaient principalement dans les habitations touchées.

Une évaluation des dégâts matériels doit encore être menée.
L’origine du feu reste inconnue
La cause de l’incendie reste pour l’heure inconnue. L’AFC-M23 affirme que des investigations sont en cours afin de déterminer l’origine du feu et les circonstances de sa propagation rapide dans ce quartier densément peuplé.
L'AFC-M23 appelle par ailleurs la population à ne pas se fier aux rumeurs et aux informations non vérifiées qui circulent sur les réseaux sociaux.

L’AFC-M23 affirme avoir mobilisé une assistance en faveur des personnes touchées par l’incendie. La coalition dit également apporter son soutien aux familles des victimes et aux blessés.
Au-delà de ce drame ponctuel, il apparaît que l'une des causes majeures des multiples incendies et catastrophes à Bukavu est le non-respect des normes urbanistiques dans le secteur de la construction.
Les diverses administrations qui se sont succédé à la tête du Sud-Kivu ont instauré une anarchie sans précédent, où les autorisations de bâtir étaient délivrées grâce à une mafia organisée, sans tenir le moindre compte des règles de sécurité et d'urbanisme.

Face à cette situation critique, les autorités de l'AFC-M23 s'efforcent aujourd'hui de pallier ce problème et de remettre de l'ordre dans ce secteur névralgique. L'objectif affiché est d'assainir la gestion foncière et urbanistique afin de prévenir durablement d'autres catastrophes de ce genre et de protéger la population.
Ce drame survient dans une ville déjà fortement éprouvée par la crise sécuritaire et humanitaire qui affecte l’est de la RDC.
Les opérations de secours et d’évaluation des dégâts se poursuivent alors que les investigations doivent permettre de déterminer l’origine exacte de l’incendie et les circonstances dans lesquelles il s’est propagé à plusieurs habitations et établissements scolaires.
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