
La dent de Félix Tshisekedi contre les ressortissants de l'Est swahiliphone
C'est depuis son accession au pouvoir en janvier 2019 que le Président congolais Félix Tshisekedi, originaire de la région du Kasaï, avait entrepris une campagne de purge contre les ressortissants de l'Est swahiliphone de la RDC, qui comprend le Katanga, le Nord et le Sud-Kivu, le Maniema et la Province orientale.

Historiquement, il existe déjà des tensions et des rivalités entre les communautés swahiliphones, qui peuplent les terres riches en sol et en sous-sol de la RDC, et celles originaires du Kasaï, région anciennement riche en diamants, mais actuellement pauvre et dont la population est obligée de faire l'exode vers le Katanga.
Ce sont encore les swahiliphones qui ont mis fin à la dictature de Mobutu en 1997. Il faut souligner qu'Etienne Tshisekedi, père de l'actuel président congolais Félix Tshisekedi, fut cofondateur du parti-État MPR de Mobutu avant de basculer dans l'opposition.

Kimbambe Nshintwa, ancien journaliste attaché à la présidence à l'époque de Mobutu, révèle qu'Etienne Tshisekedi entretenait toujours des rencontres nocturnes avec Mobutu tout en se revendiquant de l'opposition radicale.
Son fils, Félix Tshisekedi, a, dès son accession au pouvoir, fait emprisonner plusieurs politiciens, officiers militaires et acteurs de la société civile originaires de l'Est swahiliphone, y compris en commettant des assassinats.
Fin 2021, il a initié une guerre meurtrière à l'Est après avoir fait patienter pendant 14 mois une délégation du M23 qui l'avait invité à Kinshasa depuis son exil en Ouganda.

Félix Tshisekedi a mis en place un narratif accusateur, sèment de la haine contre les ressortissants de l'Est swahiliphones accusés d'être des traîtres rwandais ou au service du Rwanda.
Les Tutsis congolais et les Katangais en paient un lourd tribut.
Des bombardements massifs et aveugles ciblent les zones densément peuplées par les Tutsis congolais dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, et Kinshasa s'est même allié aux rebelles génocidaires rwandais des FDLR, à l'armée burundaise et à des mercenaires colombiens.
Dans le Katanga, une autre région swahiliphone, Félix Tshisekedi y a instauré une oppression, une persécution et une colonisation sans précédent.
Les ressources minières du Katanga sont contrôlées et pillées par la famille présidentielle, tandis qu'un exode planifié et organisé est mis en place dans le but de permettre le peuplement du Katanga par une population venue du Kasaï, région d'origine de Félix Tshisekedi.
Après la chute de Goma et Bukavu, Félix Tshisekedi a ordonné des mesures punitives contre les populations de l'Est en ordonnant la fermeture des banques afin de mettre à terre l'économie de la région.
Très récemment, Kinshasa vient de cibler la jeunesse de l'Est en prenant des mesures contre les institutions d'enseignement supérieur et universitaire, qui se voient interdire de fonctionnement par le régime Tshisekedi.

Lors de la résurgence du virus Ebola, Kinshasa a refusé toute collaboration et tout partage d'informations sollicités par l'AFC/M23 afin d'instaurer une coordination scientifique dans la riposte contre le virus.
Ces faits ne sont pas les fruits du hasard ; ils résultent de la haine et de l'animosité qu'éprouvent Félix Tshisekedi et son clan contre les swahiliphones, considérés comme hostiles et ennemis de son pouvoir.

Certaines sources soupçonnent même une probable planification des incendies en cours dans les régions sous contrôle de l'AFC/M23 par le régime de Kinshasa, une thèse à ne pas exclure vu l'attitude hostile du régime contre l'Est swahiliphone.
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