
« Je gouverne mal et je pille le Katanga parce que le Rwanda nous agresse »
Le Rwanda, en revanche, a réussi à bâtir un modèle de développement exemplaire en Afrique : tourisme, nouvelles technologies, soft power dans plusieurs secteurs. Il jouit aussi d'une bonne réputation à l'international en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.
Félix Tshisekedi, l'actuel président congolais, est le fils d'Étienne Tshisekedi, figure historique de la politique congolaise.
Étienne Tshisekedi a gouverné pendant plusieurs années aux côtés de l'ancien dictateur Joseph-Désiré Mobutu. Il est d'ailleurs l'un des concepteurs du Manifeste de la N'Sélé, qui avait consacré la création du parti unique, le MPR (Mouvement populaire de la Révolution). Ce parti a dirigé le Congo, ex-Zaïre, jusqu'à l'avènement de l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila.
Après sa rupture avec Mobutu, Étienne Tshisekedi et douze autres parlementaires ont créé l'UDPS. Il s'est ensuite accaparé ce parti et y a instauré une dimension tribale, faisant de l'UDPS une affaire de Kasaïens et un parti opposé à tous ceux qui ne le sont pas.
l'ADN du père au fils
À son arrivée au pouvoir en 2019, Félix Tshisekedi, qui avait hérité de l'UDPS par des moyens pour le moins contestables et tribaux, a instauré à la tête du pays un système fondé sur le mensonge, la démagogie et la manipulation.
Il est arrivé au pouvoir à la faveur d'un accord politique avec son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange. Soucieux de préserver la paix et la stabilité du pays, ce dernier avait un choix à faire entre un extrémiste, Martin Fayulu Madidi, et Félix Tshisekedi, un désespéré modéré qui passait son temps dans les cabarets de Bruxelles et semblait avoir une passion pour le pays (bien que le temps ait fini par révéler la nature hypocrite de l'homme).
une coopération de courte durée avec le Rwanda

Au tout début de son mandat, Félix Tshisekedi avait manifesté l'intérêt d'étendre les relations avec le Rwanda par une coopération économique, en profitant du riche carnet d'adresses du président rwandais, Paul Kagame.
Pour ceux qui l'ignorent, le Rwanda jouit d'une très bonne réputation en Afrique en matière de gouvernance, de rigueur dans le travail et de sérieux dans l'exécution des projets, contrairement à l'esprit congolais, fait de paresse, de négligence et d'ivresse, même pendant les heures de travail.
La rupture entre Kinshasa et Kigali trouve aussi sa raison dans cet aspect des choses : la partie congolaise voulait à l'époque entraîner le Rwanda dans le rythme du ndombolo, en lieu et place de la rigueur au travail et du pragmatisme dans l'exécution des projets voulus par le Rwanda.
mauvaise gouvernance et Rwanda bouc émissaire
Après la résurgence du M23 en 2021, un mouvement militaire 100 % congolais dont les revendications datent de plusieurs années, Kinshasa a très vite accusé le Rwanda d'en être le parrain. Or, il est important de souligner que le M23 est composé d'éléments venus de l'Ouganda et non du Rwanda. Pour Kinshasa, accuser le Rwanda était la recette la plus facilement consommable par l'opinion publique congolaise, afin de masquer les failles et le déficit de gouvernance.
Il faut souligner que, depuis l'avènement de Félix Tshisekedi au pouvoir, son régime se caractérise par de multiples scandales de corruption et de détournements, à hauteur de plusieurs milliards de dollars américains. On peut citer le projet des 100 jours, Tshilejelu, les 145 territoires, le RAM, et bien d'autres.
En plus de cela, le clan du président Tshisekedi s'est employé depuis 2019 à piller systématiquement les ressources minières du Katanga. Ce pillage s'accompagne de la persécution et de la répression des autochtones katangais, et implique principalement la famille biologique du président Tshisekedi, mais aussi les membres de son clan politique.
Les experts estiment à plus de 20 milliards de dollars par an les gains de cette mafia au Katanga. En outre, le président Tshisekedi a mis en place une politique d'exode planifié des populations de sa région du Kasaï vers le Katanga, afin d'y instaurer une colonisation et une domination au profit de ses frères, contre les Katangais.
Le Rwanda est aujourd'hui un véritable bouc émissaire pour le régime Tshisekedi. La calomnie à l'égard de ce pays voisin sert le régime de Kinshasa à endormir et à distraire le peuple congolais face à ses insuffisances de gouvernance, à son incapacité à relever le défi du développement de la RDC et à assurer le bien-être de la population.

Le Rwanda, en revanche, a réussi à bâtir un modèle de développement exemplaire en Afrique : tourisme, nouvelles technologies, soft power dans plusieurs secteurs. Il jouit aussi d'une bonne réputation à l'international en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.
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