
15 septembre 2026 : Un mardi décisif pour la coalition C64 en RDC
En réalité, Félix Tshisekedi ne veut pas d'un dialogue pouvant aboutir à la résolution des causes profondes qui déstabilisent la RDC depuis plusieurs décennies, mais, par sa ruse, il veut plutôt renforcer son camp anti-Rwanda.
La Coalition Article 64 (C64), qui réunit notamment Martin Fayulu (ECiDé), Jean-Marc Kabund (A.Ch), Moïse Katumbi (Ensemble), Augustin Matata (LGD) et Delly Sesanga (Envol), a appelé à une mobilisation citoyenne populaire, avec l'organisation d'une marche pacifique le 15 septembre 2026 sur l'ensemble du territoire national.
À Kinshasa, plusieurs points de rassemblement convergeront vers le Palais du Peuple, siège du Parlement, le jour de la rentrée parlementaire.
Dans leur communiqué du 16 juillet, la coalition avait estimé que le renvoi au Parlement de la loi portant organisation du référendum, pour une nouvelle délibération après les réserves émises par la Cour constitutionnelle, ne constitue « ni le retrait de cette loi ni une renonciation formelle au projet de changement de Constitution ». Elle situe cette initiative à 764 jours de l'échéance constitutionnelle de convocation de la prochaine élection présidentielle.
La C64 martèle son opposition à toute tentative de contournement des articles 220 et 70 de la Constitution, qui verrouillent respectivement la limitation du nombre de mandats présidentiels et la durée du mandat.
Il faut souligner que Félix Tshisekedi avait réussi dans un premier temps à stopper l'élan et la pression de la coalition C64 en faisant intervenir son ami et allié Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et président en exercice de l'Union africaine.

Ce dernier avait invité la coalition C64 à Bujumbura pour la persuader de stopper les marches et autres mobilisations populaires, car, selon lui, son homologue et ami Félix Tshisekedi était disposé à dialoguer avec l'opposition. Or, ce n'était qu'une ruse.
Quelques jours après, Félix Tshisekedi, dans la suite logique de son plan, avait reçu les dirigeants des confessions religieuses, y compris la CENCO et l'ECC, pour leur faire part de sa volonté d'organiser un dialogue inclusif. Or, ce n'était qu'un leurre.
Pendant ce temps, le gouvernement congolais et des proches du président Tshisekedi ont continué d'affirmer leur opposition à toute participation de l'AFC/M23 qui contrôle une grande partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et domine l'armée congolaise sur le terrain militaire , ainsi qu'au camp de l'ancien président Joseph Kabila au dialogue.

En réalité, Félix Tshisekedi ne veut pas d'un dialogue pouvant aboutir à la résolution des causes profondes qui déstabilisent la RDC depuis plusieurs décennies, mais, par sa ruse, il veut plutôt renforcer son camp anti-Rwanda.
La mobilisation de ce mardi 15 septembre 2026 sera très observée par l'opinion publique nationale et internationale. Ce sera un véritable thermomètre de la capacité de mobilisation de la coalition C64 à Kinshasa et en provinces, car l'appareil répressif du régime est déjà activé pour intimider, réprimer et tuer.

Plusieurs figures de la coalition C64 ont diffusé des messages vidéo afin de mobiliser la population pour le rendez-vous du mardi 15 septembre 2026.
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