
22e anniversaire du massacre de Gatumba :déclaration du Bloc Katangais
Dans une déclaration officielle publiée le 17 août 2026 et signée par son président, le Professeur Jean-Paul Mbuya Mutombo, le Bloc katangais s’est incliné sur la mémoire des victimes du massacre de Gatumba, survenu dans la nuit du 13 au 14 août 2024 dans un camp de réfugiés au Burundi. Il exprime sa solidarité envers les survivants et les familles endeuillées, condamne sans réserve ce crime ainsi que toute violence fondée sur l'identité, l'apparence ou l'appartenance présumée.

Pour rappel, le Bloc katangais est une structure qui rassemble les Katangais du monde entier et œuvre en faveur de l'intégration des ressortissants katangais ainsi que de la défense des intérêts du Katanga à travers le monde.
Dans sa déclaration, le Bloc katangais fait le parallélisme entre Gatumba et la situation actuelle dans les deux Kivu, caractérisée par des bombardements et des massacres répétitifs de civils, mais aussi au Katanga, qui connaît une vague de répression sans précédent et des massacres de civils, dont voici quelques cas :
- Le 27 avril 2021 : 22 étudiants sont assassinés à La Rwashi (une commune de la ville de Lubumbashi).
- Le 13 août 2022 : 37 jeunes à Kolwezi.
- Le 23 mars 2023 : 66 jeunes à Kilobelobe (un quartier de Lubumbashi).
- Le 18 août 2024 : 17 civils à Kilwa (une localité du Katanga).
- Le 16 janvier 2026 : 13 jeunes à Bukama.

Par ailleurs, le Bloc katangais, par la voix de son président, le Professeur Jean-Paul Mbuya Mutombo, a déclaré attendre des dirigeants de la RDC et du Burundi de favoriser l'éclosion d'États solides fondés sur la justice et le droit, et ce, par le dialogue franc entre les filles et les fils de ces nations en décomposition. La priorité est d'éviter d'autres hécatombes, car il y a des signes qui ne trompent pas ; c’est le préalable qui va nous éviter d'autres Gatumba.

Le Bloc katangais appelle les organisations de défense des droits humains, les acteurs politiques, la société civile et la communauté internationale à concourir à une documentation rigoureuse des crimes, à la protection des survivants, au combat contre le discours de haine, et à l'établissement des responsabilités individuelles et institutionnelles.
“Le Bloc katangais réaffirme son attachement à un Congo réconcilié, pacifié et prospère où la diversité culturelle, géographique et géologique est une richesse, jamais un instrument d'exclusion. Il exhorte les responsables publics à récuser toute instrumentalisation identitaire et à garantir, sans distinction, la vie, la sécurité et la dignité de chaque Congolais.”
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