
Les Houthis, dont le nom officiel est Ansar Allah (les partisans de Dieu), constituent un mouvement armé politico-religieux chiite zaïdite qui domine une grande partie du Yémen.

Sur le plan stratégique et idéologique, les Houthis s'inscrivent dans l'axe de la résistance régionale aligné sur l'Iran, dotés d'un projet politico-militaire national et d'un arsenal balistique sophistiqué qui leur a permis de tenir tête à une coalition militaire régionale menée par l'Arabie saoudite, tout en pesant sur le commerce maritime international en mer Rouge.
Le 11 septembre 2026, les rebelles houthis ont mené une offensive éclair au Yémen pour s'emparer de l'ensemble de la côte occidentale et du détroit stratégique de Bab el-Mandeb sur la mer Rouge.
En l'espace de 72 heures, les Houthis ont pris le contrôle du port stratégique de Mokha, de l'île de Zugar, de l'île de Mayyoun (Périm) au cœur du détroit, ainsi que des îles Hanish (Grande et Petite).
Les milices progouvernementales et les forces soutenues par l'Arabie saoudite se sont repliées ou ont abandonné leurs positions face à l'avancée rebelle.
Cette avancée permet aux Houthis de contrôler une portion vitale du passage reliant l'Asie à l'Europe par la mer Rouge et le canal de Suez, provoquant une tension accrue sur les marchés pétroliers (avec un baril de Brent dépassant les 100 dollars).
Et si l'AFC/M23 s'armait de la même audace ?

Si le M23/AFC tentait d'imiter la posture stratégique, la résilience asymétrique et l'ancrage territorial profond des Houthis, Kinshasa aurait du mal à contenir leur détermination. Déjà, l'AFC/M23 a infligé plusieurs défaites sur le terrain militaire à la coalition de Kinshasa composée des FARDC, des Wazalendo, de l'armée burundaise, des FDLR et des mercenaires colombiens.
Déjà très fort sur le terrain militaire, l'AFC/M23 a tous les atouts pour infliger une capitulation aux forces gouvernementales de Kinshasa. Malheureusement, Kinshasa a depuis le début opté pour une stratégie de gain de temps en entraînant l'AFC/M23 dans d'interminables négociations dont Kinshasa bloque et sabote l'application des résolutions.

Or, aux yeux de l'opinion congolaise, l'AFC/M23 reste l'unique alternative pour mettre fin à la dictature à la tête de la RDC, instaurer la bonne gouvernance et assurer la stabilité de la sous-région des Grands Lacs.

L'exemple des Houthis du Yémen devrait être un modèle à suivre : la pression internationale et les chantages de certaines organisations internationales corrompues ne devront pas être un frein à la concrétisation et à la matérialisation d'une vision de libération.
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