
Oui, l'ancien vice-président Azarias Ruberwa a totalement raison : les swahiliphones et les Tutsis congolais sont victimes d'une haine sans précédent
Les prisons de Kinshasa sont peuplées à 70 % d'officiers militaires et d'autres civils swahiliphones et Tutsis, dans leur grande majorité accusés d'être au service du Rwanda ; plusieurs ont d'ailleurs été arrêtés sur la base de leur faciès.
L'ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Monsieur Azarias Ruberwa, a récemment dénoncé la politique de haine systématique et de discrimination mise en place par le gouvernement de Kinshasa à l'égard des swahiliphones et des Banyamulenge.
Ses propos ont suscité plusieurs réactions au sein de l'opinion publique congolaise. Le régime de Kinshasa, ses partisans et les journalistes acquis à sa cause ont catégoriquement rejeté les propos de l'ancien vice-président, qu'ils qualifient de Rwandais, comme tous ceux qui s'opposent à leur régime.
qu'en est-il de la réalité sur le terrain ?

Depuis la prise de fonction de Félix Tshisekedi comme président de la RDC en 2019, une véritable politique de purge a été mise en place au sein de l'armée (FARDC), de la police nationale congolaise, mais aussi d'autres services de sécurité, à l'égard d'officiers originaires de l'Est de la RDC.
C'est ainsi qu'avant même la résurgence de la crise à l'Est entre le gouvernement de Kinshasa et l'AFC/M23, plusieurs officiers se sont retrouvés en prison ou écartés de leurs fonctions, très souvent sous le coup de fausses accusations, et remplacés par des officiers originaires du Kasaï, région dont le président Félix Tshisekedi est lui-même originaire.
Il faut aussi souligner que le président Félix Tshisekedi a adopté le tribalisme comme mode de gouvernance dans tous les secteurs : 70 % des nominations sont constituées de membres de sa région, le Kasaï.
La politique de haine et de discrimination contre les swahiliphones et les Tutsis congolais s'est accentuée avec la résurgence de l'AFC/M23, un mouvement politico-militaire congolais que le gouvernement de Kinshasa attribue à tort au Rwanda, bien que les acteurs de ce mouvement soient bien connus comme Congolais.
Kinshasa a mis en place une politique systématique de haine à l'égard des ressortissants de l'Est, qui sont traités de traîtres, mais aussi de Rwandais. Tous les swahiliphones et Tutsis congolais sont qualifiés de Rwandais, et des journalistes et influenceurs proches du pouvoir appellent publiquement à leur meurtre et à leur massacre.
La haine du régime Tshisekedi contre les swahiliphones se traduit notamment par des mesures punitives prises par le gouvernement de Kinshasa contre les populations du Nord et du Sud-Kivu, avec la fermeture des banques. Cette mesure a pour but de faire souffrir ces populations en asphyxiant l'économie des zones sous contrôle de l'AFC/M23.
Kinshasa a récemment pris une autre mesure : la fermeture des institutions d'enseignement supérieur et universitaire, afin de compromettre l'avenir de la jeunesse originaire de l'Est de la RDC.
Chaque jour, le gouvernement de Kinshasa bombarde aveuglément les civils tutsis congolais et swahiliphones. Masisi, Rutshuru et surtout Minembwe sont les cibles des drones et des avions de chasse congolais, qui massacrent la population civile et tuent même ses troupeaux.
“Les prisons de Kinshasa sont peuplées à 70 % d'officiers militaires et d'autres civils swahiliphones et Tutsis, dans leur grande majorité accusés d'être au service du Rwanda ; plusieurs ont d'ailleurs été arrêtés sur la base de leur faciès.”
L'ancien vice-président Azarias Ruberwa a totalement raison : son constat est conforme à la vérité et à la réalité du terrain. Les swahiliphones et les Tutsis congolais sont victimes d'une politique de haine, de discrimination, mais aussi d'une volonté d'extermination.
“La communauté internationale devra mettre la pression sur Kinshasa, car l'instinct de survie poussera un jour cette population à prendre des dispositions pour se mettre à l'abri de façon définitive face à cette haine dont elle est victime.”
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