DarajaDaraja

Paul Rusesabagina : de héros à zéro manipulateur

Il est inconcevable de voir un homme qui prétend avoir sauvé des vies pendant le génocide calomnier et diaboliser, aux quatre coins du monde, ceux qui y ont mis fin, et surtout s'associer à ceux qui l'ont commis. Le cas de M. Paul Rusesabagina est tout simplement troublant.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·30 octobre 2026·5 min de lecture

Chronique de l'activiste congolais Lunda Mulongo Lem's-Pierre

Pendant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, Paul Rusesabagina était directeur adjoint, puis gérant, de l'hôtel des Mille Collines à Kigali. Il y a abrité et protégé environ 1 268 personnes, des Tutsi et des Hutu modérés, réfugiées dans ce prestigieux établissement de la capitale.

“Grâce à son influence, à son réseau et à sa ruse face aux milices extrémistes et aux forces gouvernementales de l'époque, il a évité que les personnes retranchées à l'hôtel ne soient massacrées. Son histoire a inspiré le célèbre film hollywoodien Hôtel Rwanda (2004), dans lequel il est dépeint en héros humanitaire.”
“Il est vrai que son action à l'hôtel est saluée par les survivants qu'il a abrités. Cependant, plusieurs témoins, rescapés et associations de victimes, comme Ibuka, ont contesté cette image de « héros », l'accusant d'avoir parfois monnayé l'accès aux chambres ou d'avoir exagéré son rôle au détriment d'autres acteurs.”

Après avoir quitté le Rwanda en 1996, il s'est installé en Belgique, est devenu un critique virulent du régime de Paul Kagame et a cofondé un mouvement d'opposition, le MRCD, dont la branche armée, le FLN, a été impliquée dans des attaques.

“Très vite, M. Rusesabagina est tombé dans le piège de l'excès d'orgueil. Grisé par une notoriété que lui avait value la reconnaissance du régime du président Kagame, il s'est pris pour une superstar courtisée par les ennemis du Rwanda, jusqu'à nouer des alliances terroristes pour déstabiliser les institutions démocratiques du pays. C'est un mal qui, malheureusement, touche plusieurs acteurs de la société civile africaine : le cas du docteur Denis Mukwege, en RDC, en est un exemple.”

En 2020, il a été arrêté grâce à l'efficacité des services de sécurité et de renseignement rwandais, puis condamné en 2021 à 25 ans de prison pour terrorisme par la justice rwandaise. Il a finalement été gracié et libéré en mars 2023, après plus de 30 mois de détention, grâce à la clémence et à la flexibilité du président Kagame, bien que les preuves contre lui fussent accablantes.

Depuis sa libération, M. Rusesabagina multiplie les interviews, les conférences et autres sorties dans le seul but de diaboliser le Rwanda et son peuple. Il entretient aussi des contacts avec des personnalités rwandaises liées aux FDLR.

“Il est inconcevable de voir un homme qui prétend avoir sauvé des vies pendant le génocide calomnier et diaboliser, aux quatre coins du monde, ceux qui y ont mis fin, et surtout s'associer à ceux qui l'ont commis. Le cas de M. Paul Rusesabagina est tout simplement troublant.”
“Mais force est de constater que, depuis deux décennies, nos frères rwandais s'inscrivent dans une dynamique de développement exemplaire, reconnue par tous en Afrique et dans le monde. Contrairement à ses voisins, le Rwanda connaît une stabilité institutionnelle et une bonne gouvernance.”
— Daraja-Média/Lunda Mulongo Lem's-Pierre
Sujets

Commentaires

Réagissez librement — aucun compte n'est nécessaire.

Les commentaires sont relus avant publication. Les propos haineux, diffamatoires ou hors sujet ne sont pas publiés.

Personne n'a encore réagi. Lancez la discussion.

← Retour à l'accueil