
Libération de 15 prisonniers : gestes de bonne foi ou diversion de Kinshasa
Chronique daraja-média
Le 7 août 2026, la réception de 15 anciens détenus à Bunagana par l'Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) met en lumière le contraste frappant entre la posture constructive de l'AFC/M23 et les blocages persistants du régime de Kinshasa. Alors que l'AFC/M23 multiplie les gages de paix, le gouvernement congolais peine à honorer ses engagements fondamentaux.
L'AFC/M23 réaffirme son engagement pour une résolution pacifique du conflit. En signe de bonne foi, le mouvement est allé jusqu'à se retirer de plusieurs territoires conquis, une initiative audacieuse visant à apaiser les tensions et à créer un environnement propice au dialogue. Ce combat de l'AFC/M23 ne se limite pas à la sphère militaire ; il s'inscrit dans une vision plus large : l'instauration profonde de la démocratie et la construction d'un véritable État de droit en République Démocratique du Congo.

Malgré ces gestes significatifs, l'AFC/M23 dénonce le non-respect persistant des accords par Kinshasa. Sur les 15 libérés, seules 9 personnes figuraient sur la liste des 768 noms communiqués à la médiation. En outre, le régime de Kinshasa refuse obstinément de procéder au transfert des milliers de combattants gouvernementaux (FARDC et Wazalendo) mis à disposition du CICR depuis près d'un an. Cette inertie administrative et politique souligne une volonté manifeste d'entraver le processus de paix entamé lors des différents rounds de négociations.

Face à cette impasse, l'AFC/M23 réclame désormais la transparence totale : la transmission d'une liste complète et actualisée des détenus restants, ainsi qu'un calendrier précis pour leur libération. Le mouvement Kanyuka réitère son attachement strict au protocole de paix de Doha, appelant Kinshasa à sortir de cette posture dilatoire pour enfin répondre aux aspirations démocratiques du peuple congolais.


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