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stratégie de la supercherie politique de Félix Tshisekedi : La C64 déjoue le piège

la C64 appelle le peuple congolais à participer massivement à une marche nationale le 15 septembre 2026 pour contrer le projet de changement de la Constitution.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·29 août 2026·5 min de lecture

Née de la volonté des acteurs politiques de l'opposition de barrer la route à la volonté du président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution pour briguer de nouveaux mandats au-delà de son second et dernier mandat expirant en 2028, la Coalition Article 64 (C64) a mené des actions de contestation à Kinshasa. Elle a notamment organisé un sit-in ainsi qu'une marche pacifique, lesquelles ont fait plusieurs victimes en raison de la répression menée par la police et la milice du parti au pouvoir, les Forces du Progrès.

Pour stopper l'élan de cette coalition de l'opposition qui avait projeté d'autres manifestations, Félix Tshisekedi a eu à recourir à son homologue Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et président en exercice de l'Union africaine, qui a récemment invité l'opposition congolaise au Burundi pour la persuader de reporter ses manifestations.

Juste après, Félix Tshisekedi a convoqué les leaders religieux pour leur faire part de sa volonté de convoquer un dialogue politique et inclusif pour résoudre la crise politique et sécuritaire que connaît la RDC.

Or, plusieurs observateurs avaient alerté sur la ruse de Félix Tshisekedi qui, en réalité, voulait gagner du temps afin de concocter une recette qui endormirait l'opposition afin de l'entraîner dans son projet de changement de la Constitution.

Chose qui s'est confirmée lors de son adresse à la nation le 27 août 2026, où Félix Tshisekedi a choisi de convoquer un dialogue où il est partie prenante, arbitre, et où il va sélectionner les participants mais aussi définir les règles et résolutions.

Dans le passé, l'Angola, médiateur de l'Union africaine dans la crise congolaise, avait proposé un format très réaliste pour un vrai dialogue visant à instaurer une paix durable en RDC, mais Kinshasa avait réservé une suite de non-recevoir à l'initiative car elle suggérait la participation de tous les acteurs, y compris l'AFC/M23, qui est un mouvement militaire congolais contrôlant une grande partie du Nord et du Sud-Kivu.

Il faut noter que pendant qu'il parle du dialogue national et fait allusion au processus de Doha, Kinshasa continue en même temps à attaquer militairement les zones sous contrôle de l'AFC/M23 d'une part, mais de l'autre part met tout en œuvre pour obtenir le changement de la Constitution afin d'éterniser Félix Tshisekedi au pouvoir, tout en continuant à financer et à encourager les discours de haine contre certaines communautés comme les Tutsis congolais et les Katangais.

Une hypocrisie qui hypothèque toute chance de voir la RDC retrouver la paix, la stabilité et un décollage réel, et face à laquelle la C64 a cette fois-ci su discerner le piège tendu.

Déclaration de la coalition C64 du 28 août 2026

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