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Discours de l'ancien Raïs Joseph Kabila : agitations et réactions maladroites du camp Tshisekedi

Personne dans le camp du président Tshisekedi n'a réussi à contredire point par point le discours de l'ancien président Joseph Kabila. Ils ont simplement choisi la voie des injures, des calomnies, des mensonges, des diffamations et des attaques personnelles, une manière pour eux de flatter l'Empereur de Kinshasa. Cette situation en dit long sur l'état de la classe politique congolaise, composée majoritairement de fins renards flatteurs, opportunistes et matérialistes.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·12 octobre 2026·5 min de lecture

La prise de parole de l'ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a suscité plusieurs réactions au sein de la classe politique congolaise.

Plusieurs personnalités de l'opposition ont ouvertement et clairement salué ce diagnostic, qu'elles jugent juste et conforme à la réalité du terrain. Elles estiment que le pays est mal gouverné, que la dictature s'y installe et que le danger est imminent pour la RDC.

De l'autre côté, les personnalités politiques du camp de Félix Tshisekedi ont abondamment réagi au discours de Joseph Kabila, le plus souvent par des insultes, des émotions, des accusations, des calomnies, des chantages et des diffamations, sans jamais contredire l'ancien président sur les faits évoqués lors de son allocution du vendredi 9 octobre 2026.

La réaction qui a le plus retenu l'attention est celle de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, ancien pensionnaire de la prison de La Haye, à la Cour pénale internationale, pour crimes contre l'humanité. Monsieur Bemba s'est personnellement attaqué à l'ancien président dans un langage de la rue, avec une bassesse incroyable.

Il faut souligner que cet ancien seigneur de guerre a toujours nourri une haine contre l'ancien président Joseph Kabila Kabange, qui l'avait battu à l'élection de 2006, un scrutin qu'il avait violemment contesté, occasionnant plusieurs morts à Kinshasa. Jean-Pierre Bemba n'a d'ailleurs jamais caché son hostilité envers les ressortissants swahiliphones de l'Est.

Lors de la campagne électorale précédant le second tour de la présidentielle de 2006, il avait déclaré à Kinshasa, devant une foule et en lingala : « BATU WANA NA MUNOKO NABANGO », ce qui signifie « ces gens-là avec leur langue », en parlant des swahiliphones.

Le plus surprenant, dans cette vague de réactions, est de voir d'anciennes figures qui ont été aux côtés de Joseph Kabila, aujourd'hui devenues membres du clan politique de son successeur Félix Tshisekedi, renier les efforts de leur ancien patron pour plaire au président actuel et le flatter.

Des gens comme Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu pendant plus de 14 ans, ont lourdement chargé Joseph Kabila en l'accusant de trahison. Or Julien Paluku est connu pour sa proximité avec les FDLR, d'anciens génocidaires rwandais, et il est aussi le patron d'un groupe maï-maï aujourd'hui fondu dans les Wazalendo.

Augustin Kabuya, secrétaire général de l'UDPS, parti au pouvoir, est allé jusqu'à menacer de mort l'ancien président. Rappelons que le régime de Kinshasa l'a déjà condamné à mort lors d'un procès politique organisé en son absence.

“Personne dans le camp du président Tshisekedi n'a réussi à contredire point par point le discours de l'ancien président Joseph Kabila. Ils ont simplement choisi la voie des injures, des calomnies, des mensonges, des diffamations et des attaques personnelles, une manière pour eux de flatter l'Empereur de Kinshasa. Cette situation en dit long sur l'état de la classe politique congolaise, composée majoritairement de fins renards flatteurs, opportunistes et matérialistes.”
— Daraja-Média
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