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RDC:Réhabilitation du général-major Sylvain Ekenge : La fin de la pause d'un perroquet insulteur

Kinshasa ne pouvait pas se passer d'une bouche qui propage fidèlement sa ligne idéologique, celle de l'incitation à la discrimination des minorités ethniques, de la négation et de la déformation de l'histoire. La réhabilitation du général Sylvain Ekenge est une suite logique.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·28 septembre 2026·5 min de lecture

Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avait été suspendu le 29 décembre 2025.

Sa suspension avait été prononcée par l'État-major général des FARDC à la suite de déclarations jugées discriminatoires et stigmatisantes envers la communauté tutsi.

Il avait déclaré à la RTNC :

“Lorsque vous épousez une femme tutsi, il faut faire attention. Lorsque vous êtes responsable, comme grand chef coutumier, on vous donne une femme. Vous allez recevoir chez vous un membre de sa famille qu’on présentera comme un cousin ou un neveu, alors que c’est la personne qui viendra faire des enfants avec votre épouse à la maison, et on vous dira que les enfants naissent tutsi parce que la race tutsi est supérieure.”
— Général major Sylvain EKENGE

​Il faut tout de même souligner que, depuis 2021, le régime de Félix Tshisekedi à Kinshasa a cultivé, financé, propagé et encouragé les discours de haine et de discrimination contre la communauté tutsi congolaise de l'Est de la RDC.

Les dignitaires du pouvoir, des journalistes et des influenceurs proches du régime tiennent à longueur de journée des propos incitant à la haine et au meurtre contre les Tutsis.

Comme il fallait s'y attendre, le régime de Kinshasa a réhabilité en toute discrétion le fameux général incitateur à la haine ethnique.

Le communiqué, qui annonce notamment la mort du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi et du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, est signé par le général-major Sylvain Ekenge en qualité de porte-parole des FARDC.

Connaissant la ligne idéologique du régime Tshisekedi à Kinshasa, caractérisée par la promotion de la haine ethnique et tribale, son retour n'est pas une surprise, mais une suite logique, car Kinshasa a besoin de son talent de propagateur de haine.

Le gouvernement rwandais, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a tout de même réagi en ces termes sur le réseau social X :

Cette réhabilitation sonne comme la fin de la pause d'un perroquet insulteur dans un zoo plein des fous.

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