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Il n'y a ni fissure, ni dissension, ni tension, ni encore une division au sein de la hiérarchie de l'AFC/M23, contrairement aux rumeurs.

Il est vrai que dans chaque famille, les problèmes ne manquent jamais, car la lumière éclaire les hommes et elle attire en même temps les insectes. Mais éclairer ne signifie pas fracturer, et c'est précisément cette confusion qu'entretiennent certains récits relayés complaisamment.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·26 septembre 2026·5 min de lecture

Nos confrères du média Africa Intelligence ont récemment publié un article évoquant une supposée tension au sein de la hiérarchie de l'AFC/M23, avec une crise interne qui opposerait la coordination politique dirigée par le coordonnateur Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Freddy Kaniki à la coordination militaire, dirigée par le général Sultani Makenga.

“Daraja-Media s'est penché sur la question, et selon nos enquêtes, il n'y a aucune tension, dissension, ni division au sein de l'AFC/M23. Nous tenons à souligner que Daraja-Media est un média civique et indépendant, et que notre rôle est de dire la vérité des faits sur l'Afrique, particulièrement l'Afrique de l'Est et des Grands Lacs.”
— Daraja média

Il convient d'ailleurs de s'interroger sur la ligne éditoriale d'Africa Intelligence sur ce dossier précis. Depuis plusieurs mois, ce média multiplie les publications qui, curieusement, servent presque systématiquement le récit officiel de Kinshasa, en cherchant à présenter l'AFC/M23 comme un mouvement fragilisé, divisé, à bout de souffle. Une constance éditoriale qui interroge sur l'indépendance réelle de leur traitement de ce dossier.

Bien au contraire de ce que suggère cette publication, nos investigations démontrent que l'AFC/M23 est aujourd'hui l'un des mouvements politico-militaires les mieux structurés de la région. Sa chaîne de commandement est claire, sa coordination politique et sa coordination militaire fonctionnent en parfaite complémentarité, et chaque échelon connaît son rôle dans la conduite du mouvement.

Cette discipline extraordinaire, que nous avons pu constater sur le terrain comme dans le discours de ses responsables, tranche avec l'image de désordre qu'un certain journalisme, aligné sur les intérêts de Kinshasa, cherche à propager. Un mouvement en crise interne ne tiendrait pas un territoire aussi vaste ni ne maintiendrait une telle cohésion sur la durée.

“Il est vrai que dans chaque famille, les problèmes ne manquent jamais, car la lumière éclaire les hommes et elle attire en même temps les insectes. Mais éclairer ne signifie pas fracturer, et c'est précisément cette confusion qu'entretiennent certains récits relayés complaisamment.”

Récemment, le vice-Premier ministre du gouvernement de Kinshasa, ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a fait des déclarations annonçant qu'il était sur le point de récupérer les territoires sous contrôle de l'AFC/M23 dans un bref délai.

Comme la réalité sur le terrain leur est défavorable, une campagne de manipulation sur les réseaux sociaux et de désinformation, financée par certains cercles proches de Kinshasa, s'est mise en place et Africa Intelligence en devient, qu'ils le veuillent ou non, l'un des relais les plus efficaces.

Ces rumeurs de tension récurrentes ne sont, selon nos sources, que le prolongement de cette guerre médiatique orchestrée pour discréditer un mouvement dont les revendications sont pourtant légitimes et documentées, plutôt que d'engager un dialogue sincère avec lui.

L'AFC/M23 porte en réalité une vision alternative pour un Congo qui traverse des crises sécuritaires et une mauvaise gouvernance chronique depuis 1960.

Ses dirigeants convergent vers un même objectif : celui d'un Congo nouveau, réformé économiquement et politiquement, capable enfin de rompre avec des décennies d'échecs institutionnels un projet que la propagande de Kinshasa, relayée par certains médias, cherche à faire déraper vers un récit de division qui n'existe pas.

Il ressort de tout cela que la hiérarchie de l'AFC/M23 est en parfaite harmonie. Le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Willy Manzi Ngarambe, l'a d'ailleurs fait savoir sur les réseaux sociaux, en réaction à ces informations une mise au point qui confirme qu'il n'existe, à ce jour, aucune fracture réelle au sein du mouvement, et qui devrait inciter Africa Intelligence à revoir la rigueur de son traitement de ce dossier.

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Commentaires(1)

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  1. Bitasa Crispin·

    Les chiens absent, la caravan passe!

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