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Un autre génocide contre les Tutsis en cours en RDC.

La communauté banyamulenge saisit la CPI à La Haye contre le régime de Félix Tshisekedi pour crimes de masse, crimes de guerre et génocide

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·15 août 2026·5 min de lecture

La Haye / Goma, 14 août 2026 – La justice internationale est formellement saisie d’un dossier explosif concernant la situation sécuritaire et humanitaire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Au lendemain d'une démarche similaire initiée par la société civile katangaise, la société civile banyamulenge a déposé ce 14 août 2026 une plainte d'une portée historique auprès du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Ce recours cible directement le régime du Président Félix Tshisekedi, l'accusant de porter la responsabilité politique et pénale de massacres systématiques, de crimes de guerre et d'actes qualifiés de génocide ciblant la communauté des Tutsis congolais, en particulier les Banyamulenge.

Le dossier transmis aux magistrats de La Haye documente minutieusement la mise en place d'une campagne de terreur orchestrée dans les hauts et moyens plateaux de la province du Sud-Kivu ainsi que dans plusieurs localités stratégiques de l'Est. Selon les éléments factuels versés dans la plainte, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ne mèneraient plus seules les opérations dans cette région, mais agiraient au sein d'une coalition hétéroclite et coordonnée.

Les plaignants pointent l'implication directe de :

  • L’armée burundaise (FDNB) : Déployée officiellement ou officieusement dans le cadre d'accords bilatéraux, elle est accusée de prêter main-forte aux opérations terrestres contre les populations civiles banyamulenge.
  • Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) : Mouvement armé d'origine rwandaise, dont l'idéologie génocidaire initiale est documentée de longue date, intégré de facto dans la stratégie de défense et d'attaque du commandement militaire congolais.
  • Les groupes supplétifs « Wazalendo » : Initialement composés d'anciens miliciens Maï-Maï historiquement entretenus par certains acteurs politiques de l'Est de la RDC, ces groupes sont aujourd'hui armés, structurés et sponsorisés directement par le régime de Kinshasa pour servir de supplétifs terrestres dans la persécution des populations rwandophones.

La plainte insiste sur le fait que cette coalition n'est pas le fruit d'une dérive incontrôlée de quelques commandants locaux, mais bien le résultat d'une politique délibérée du haut commandement militaire et politique congolais. En unissant les forces régulières des FARDC à des milices extrémistes, à des armées étrangères et à des supplétifs armés par l'État, le régime de Félix Tshisekedi aurait transformé l'appareil sécuritaire en une machine de répression ciblée.

Une politique de haine institutionnalisée

L'un des axes centraux de la plainte déposée ce 14 août réside dans la démonstration de la responsabilité des plus hautes autorités congolaises dans la propagation de discours de haine. La société civile banyamulenge démontre que le gouvernement de Kinshasa a fait de la xénophobie et du tribalisme un mode de gouvernance et un outil de légitimation politique. Les discours officiels ont systématiquement amalgamé la minorité tutsie congolaise à une « cinquième colonne », exposant les civils à des lynchages et à des chasses à l'homme.

Au-delà des opérations militaires directes, le mémorandum insiste sur le fait que la catastrophe humanitaire dramatique qui frappe l'Est de la RDC est lourdement aggravée par l'attitude foncièrement belliqueuse du régime de Félix Tshisekedi. En optant systématiquement pour l'option militaire, en rejetant le dialogue inclusif et en sabotant délibérément toutes les initiatives diplomatiques et les processus de résolutions pacifiques des conflits (tels que les accords régionaux de paix), Kinshasa instrumentalise la guerre pour se maintenir au pouvoir. Ce refus persistant de la paix condamne des millions de déplacés internes à l'errance, à la famine et à des privations extrêmes

Face à cette faillite institutionnelle et à l'impunité garantie par le pouvoir exécutif, la saisine de la CPI est présentée par les plaignants comme une nécessité absolue et indispensable pour briser le mur de l'impunité et offrir un recours effectif aux victimes.

Sur le plan du droit pénal international, le mémorandum soumis à La Haye franchit un cap décisif en qualifiant les persécutions subies par les Tutsis congolais de génocide. Les critères juridiques requis pour caractériser ce crime imprescriptible sont amplement documentés dans le dossier :

  • L'élément matériel : Des massacres de grande envergure, des déplacements forcés massifs, la destruction systématique des moyens de subsistance (notamment l'anéantissement du cheptel, source vitale des Banyamulenge), et des actes de torture à caractère ethnique.
  • L'élément intentionnel (dolus specialis) : La volonté claire et manifeste d'anéantir, en tout ou en partie, le groupe ethnique tutsi congolais en tant que tel, en raison de son identité culturelle, linguistique et historique ancrée dans l'Est congolais depuis des siècles.

La plainte met en lumière la dimension systémique de ce génocide : il ne s'agit pas seulement de tuer des individus, mais de nier leur appartenance nationale en les qualifiant d'étrangers usurpateurs sur leur propre terre natale.

bombardements aveugles et crimes de guerre à minembwe

La stratégie militaire déployée par Kinshasa dans les Hauts Plateaux ne se limite pas aux incursions terrestres. Le dossier de la CPI met l'accent sur l'utilisation disproportionnée et criminelle de la puissance de feu aérienne de l'État congolais.

Des multiples frappes aériennes, menées à l'aide d'avions de chasse de type Sukhoi et de drones armés, ont été documentées dans la région de Minembwe et ses environs. En pilonnant des zones civiles densément peuplées, des marchés et des églises, les forces armées congolaises se rendent coupables de crimes de guerre caractérisés, semant la mort au sein de populations civiles non armées.

l'AFC/M23 une alternative politique pour la RDC ?

Face à la faillite caractérisée de l'État congolais et aux ravages d'un régime sourd aux souffrances populaires, l'Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) s'impose comme un acteur politique et militaire incontournable dans l'Est de la RDC.

L'AFC/M23 porte un combat de fond en faveur de l'établissement d'une véritable justice équitable, de la refondation institutionnelle et de la protection intransigeante de toutes les couches de la population, en particulier les minorités ethniques marginalisées, opprimées et menacées d'extermination par le pouvoir central. En luttant contre le despotisme, la corruption généralisée et les discriminations systémiques de Kinshasa, l'AFC/M23 incarne l'espoir d'un sursaut républicain visant à bâtir un ordre garantissant l'égalité des droits et la sécurité de l'ensemble des citoyens congolais, sans distinction d'origine.

Appel à la responsabilité de la justice internationale

La démarche menée ce 14 août 2026 devant la Cour pénale internationale exige que les enquêtes du Bureau du Procureur remontent la chaîne de commandement jusqu'aux plus hautes autorités de l'État congolais. ​Les représentants de la société civile banyamulenge appellent solennellement la CPI à délivrer des mandats d'arrêt et à initier des poursuites directes à l'encontre du Président Félix Tshisekedi, ainsi que des principaux dignitaires militaires et civils de son administration impliqués dans la conception, le financement et la supervision de cette campagne de violence de masse. La CPI est désormais face à l'histoire pour rendre justice aux oubliés de l'Est congolais.

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