
Tribalisme, violence, intimidation et incitation à la haine ethnique : les marques de fabrique du régime Tshisekedi
Comme tout cartel, Kinshasa a pour armes la violence et l'intimidation contre ceux qui s'opposent à sa barbarie et à sa mauvaise gouvernance. Il appartient aux chancelleries occidentales de prendre très au sérieux les propos de Fils Mukoko : ils ne relèvent pas d'un zèle personnel. Il a simplement dit tout haut ce que les officiels du régime planifient en coulisses.
Durant leur longue traversée du désert dans l'opposition, l'UDPS et Tshisekedi ont fait croire aux Congolais qu'ils incarnaient l'alternative à la mauvaise gouvernance et au cercle vicieux que connaît la RDC depuis 1960, un cercle vicieux marqué par des crises à répétition.
À l'origine, l'UDPS fut créée par treize parlementaires ligués contre la dictature de Mobutu. Peu après, l'un d'entre eux, Étienne Tshisekedi wa Mulumba, usa d'une ruse et d'une duplicité extraordinaires pour s'emparer du parti et en faire une affaire impliquant d'abord les membres de sa tribu luba du Kasaï.

C'est ainsi que l'UDPS s'est farouchement opposée à Mobutu, à Laurent-Désiré Kabila puis à Joseph Kabila, avec des méthodes de contestation très discutables : injures, calomnies, diffamation, violence et autres.
Vers 2015, des militants de l'UDPS ont été massivement enrôlés dans une milice dénommée Kamwina Nsapu. Celle-ci a commis de graves violations des droits de l'homme dans la région du Kasaï et a même assassiné deux experts de l'ONU : Michael Sharp et la Suédo-Chilienne Zaida Catalán.
Pour étouffer les voix discordantes et les opposants qui dénonçaient la mauvaise gouvernance, Félix Tshisekedi et son parti ont recouru aux méthodes inscrites dans leur ADN. Il a commencé par placer les membres de sa tribu à tous les postes stratégiques et par emprisonner tous ceux qui osent élever la voix. Il a ensuite organisé un véritable exode, consistant à peupler le Katanga et Kinshasa de membres de sa tribu venus du Kasaï, afin d'y étouffer toute contestation éventuelle.
À Kinshasa, il a également dynamisé une milice dénommée Forces du progrès de l'UDPS, composée majoritairement de membres de sa tribu luba. Elle est à l'origine de nombreux dégâts et crimes dans les grandes villes : armés d'armes blanches, ses miliciens s'en prennent à tous ceux qui s'opposent au régime. Elle dispose en outre de plusieurs cachots et prélève des taxes en toute impunité.
Au-delà de cela, Félix Tshisekedi lui-même a encouragé la propagation de discours de haine d'une rare violence contre les Tutsis congolais, mais aussi contre les swahiliphones originaires de l'Est de la RDC. Certains journalistes et communicateurs proches du régime sont allés jusqu'à appeler à l'extermination des Tutsis congolais et à qualifier tous les swahiliphones d'être au service du Rwanda.
Et il n'y a pas que les journalistes et les communicateurs : des officiels du pays se sont eux aussi sérieusement investis dans cette campagne de haine et d'appel au génocide contre les Tutsis congolais. Nous citons les cas des ministres Muhindo Nzangi et Julien Paluku, du député Justin Bitakwira, d'Augustin Kabuya, secrétaire général de l'UDPS, et de bien d'autres.
Même l'armée de Kinshasa, les FARDC, alliée aux génocidaires rwandais des FDLR, repose aujourd'hui sur une idéologie haineuse à l'égard des Tutsis congolais. Il ne se passe pas 24 heures sans que cette communauté soit victime d'exactions de l'armée de Kinshasa dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. S'y ajoutent plusieurs cas de meurtres de masse dont sont victimes des civils katangais.
Hier, mercredi 21 octobre 2026, un cadre du parti au pouvoir, Fils Mukoko, a déclaré dans une vidéo devenue virale que le régime Tshisekedi allait armer des gens dans les églises, les stades de football, les universités et ailleurs pour traquer les ressortissants occidentaux. En cause : la série de perquisitions menées par la justice belge, qui détient des preuves du pillage de la RDC par le clan Tshisekedi.
Face au tollé suscité par cette vidéo sur les réseaux sociaux, le gouvernement congolais a condamné, avec des larmes de crocodile, les propos de Fils Mukoko. Or, dans un passé récent, ce même régime avait envoyé des jeunes du parti au pouvoir s'attaquer aux chancelleries à Kinshasa, incendiant les ambassades du Rwanda, du Kenya et de l'Ouganda, soupçonnées à tort de soutenir le M23.
Les communiqués et les discours des officiels congolais sur la vidéo de Fils Mukoko relèvent simplement de l'hypocrisie. Le sommet du régime de Kinshasa finance et encourage la propagation de la haine contre les Tutsis congolais et les swahiliphones, tout comme les menaces et l'intimidation contre les chancelleries occidentales.
Comme tout cartel, Kinshasa a pour armes la violence et l'intimidation contre ceux qui s'opposent à sa barbarie et à sa mauvaise gouvernance. Il appartient aux chancelleries occidentales de prendre très au sérieux les propos de Fils Mukoko : ils ne relèvent pas d'un zèle personnel. Il a simplement dit tout haut ce que les officiels du régime planifient en coulisses.
“C'est une haine d'État qu'aucun observateur averti ne peut prendre à la légère. Malgré l'immensité de ses richesses, le peuple congolais est resté dans l'extrême pauvreté : la RDC est l'un des pays les plus pauvres au monde, et sa richesse ne profite qu'à une poignée d'individus, décennie après décennie. Pourtant, un régime médiocre cherche à s'accrocher au pouvoir à tout prix, y compris en mettant le feu à la RDC.”
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