
Refonder la nation congolaise, l'urgence des urgences
Ce sombre tableau de la RDC donne aujourd'hui raison à ceux qui pensent que ce pays de plus de 120 millions d'habitants mérite une refondation. Dès le départ, les bases n'ont pas été bonnes, et l'instabilité politique et sécuritaire qu'il connaît depuis 1960 y trouve son origine. La RDC mérite une refondation, mais aussi une remise en question sincère de sa classe politique (très souvent corrompue, sans conviction et changeant de couleur comme un caméléon) et de sa population.
Depuis le 12 octobre, l'AFC/M23, ce mouvement politico-militaire congolais, a été dissous et remplacé par le FRN, le Front pour la refondation de la nation. À sa tête se trouve le président Joseph KABILA KABANGE, secondé par Bertrand BISIMWA et Corneille NANGAA. Le général SULTANI MAKENGA en est le chef d'état-major de l'Armée révolutionnaire congolaise, et le Dr Freddy KANIKI le secrétaire général du mouvement.

Ce nouveau mouvement, composé de Congolais originaires des 26 provinces de la RDC, s'est fixé pour objectif de libérer la RDC de la dictature de Félix TSHISEKEDI, mais aussi et surtout de refonder la nation congolaise.
pourquoi une refondation ?
Depuis son accession à l'indépendance le 30 juin 1960, après la colonisation belge, la République démocratique du Congo, l'un des pays les plus riches au monde grâce à son sol, son sous-sol et sa biodiversité, s'est malheureusement retrouvée prise dans un cercle vicieux pendant 66 ans.
Au lendemain de l'indépendance, le pays fut déjà déchiré par les guerres de sécession : au Katanga avec Moïse TSHOMBE, mais aussi au Kasaï avec KALONJI. À cela s'ajouta une crise institutionnelle à Kinshasa entre KASA-VUBU, président de la République, et son Premier ministre Patrice-Émery LUMUMBA, qui fut assassiné par la suite.
En 1965, le général MOBUTU fit un coup d'État et instaura une dictature de 32 ans. Pendant 32 années, la RDC, qu'il avait rebaptisée Zaïre, vécut de tourbillon en tourbillon, tandis que le clan MOBUTU pillait le pays et cachait des milliards de dollars en Suisse. C'est à cause de MOBUTU et de sa gouvernance que l'est de la RDC a commencé à connaître une instabilité sans précédent.
En effet, MOBUTU s'était allié à Juvénal HABYARIMANA, l'ancien président rwandais, qui avait instauré au Rwanda une idéologie de discrimination ethnique à l'égard des Tutsis, idéologie qui conduisit au génocide contre les Tutsis en 1994.
En 1997, MOBUTU fut renversé par l'AFDL, dirigée par Laurent-Désiré KABILA. Mais, malheureusement, cela n'a pas du tout délivré la RDC des démons qui la lient. Entre 2001 et 2019, le président Joseph KABILA KABANGE a dirigé la RDC. Il l'a aidée à se réunifier, à bâtir ses institutions, à construire une armée républicaine et professionnelle, mais aussi à organiser trois cycles électoraux qui aboutiront à une alternance démocratique en 2019, consacrant Félix TSHISEKEDI président de la République.
Félix TSHISEKEDI, le fou qui marche sur des œufs précieux
À son arrivée au pouvoir en 2019, Monsieur Félix TSHISEKEDI, qui appartient à l'UDPS, parti qui a milité pendant plus de 39 ans dans une soi-disant opposition, avait conclu une alliance de courte durée avec son prédécesseur Joseph KABILA KABANGE, lequel détenait la majorité dans les deux chambres du Parlement. Le but était de maintenir la RDC sur une voie de stabilité politique, économique, sécuritaire et institutionnelle. Malheureusement, c'était sans compter sur la duplicité du fils d'Étienne TSHISEKEDI.
Dès son accession au pouvoir, il s'est employé à multiplier initiatives, manœuvres et ruses pour fragiliser celui qui lui avait transmis le pouvoir sur un plateau, gracieusement : le président Joseph KABILA KABANGE. Vers 2021, il a débauché ses députés et sénateurs en les enrôlant dans sa plateforme politique dénommée Union sacrée de la nation.
Sa gouvernance, depuis huit ans, est caractérisée par plusieurs scandales de corruption, des détournements, des assassinats, des arrestations arbitraires et des disparitions forcées d'opposants et d'activistes de la société civile.
“Il s'est investi dans une guerre meurtrière contre le M23, un mouvement militaire congolais aux revendications pourtant très légitimes. Au-delà de cela, Monsieur Félix TSHISEKEDI a gratuitement calomnié et accusé le Rwanda d'être à la base de l'instabilité de la RDC. Il est allé jusqu'à s'acheter des rapports d'ONG internationales et des enquêtes de médias pour condamner et calomnier le Rwanda.”
“Or, le Président Paul KAGAME du Rwanda, grâce à la richesse de son carnet d'adresses et à sa bonne réputation internationale, s'était porté volontaire pour accompagner Félix TSHISEKEDI dans l'amélioration de l'image et de la réputation internationales de la RDC, connue comme un pays en guerre perpétuelle, mais surtout comme un pays corrompu. Hélas, Félix TSHISEKEDI avait préféré rompre et se débrouiller seul.”

Ce sombre tableau de la RDC donne aujourd'hui raison à ceux qui pensent que ce pays de plus de 120 millions d'habitants mérite une refondation. Dès le départ, les bases n'ont pas été bonnes, et l'instabilité politique et sécuritaire qu'il connaît depuis 1960 y trouve son origine. La RDC mérite une refondation, mais aussi une remise en question sincère de sa classe politique (très souvent corrompue, sans conviction et changeant de couleur comme un caméléon) et de sa population.
“L'initiative du FRN, sous le leadership du Président Joseph KABILA KABANGE, n'a rien à voir avec une rébellion contre la République démocratique du Congo : c'est une démarche réaliste pour sauver une fois pour toutes la RDC du gouffre.”
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